A l’heure où les déséquilibres financiers (dettes et politique monétaire de la BCE) montent au sein de la zone euro, le constat est intéressant : entre décembre 1998 et aujourd’hui, le cours du Napoléon n’a presque pas changé. Le chiffre est resté autour de 300. Mais la devise, elle, a changé…
Le Napoléon valait environ 300 francs fin 1998, il vaut maintenant plus de 300 euros (323 euros à l’heure où nous écrivons ces lignes). Un euro valant 6.55957 francs, le cours du Napoléon a donc été multiplié par presque 7 en un peu plus de 21 ans.
Soyons encore plus précis : en prenant les cours de l’once de 31.1 grammes à Londres (la référence internationale) au jour de l’introduction de l’euro (243 euros le 4 janvier 1999) et le dernier connu (1703 le 29 avril 2020), le cours a été multiplié par 7.01, soit une performance de 9.55% par an sur 21 ans et 4 mois.
C’est bien plus que l’inflation, que l’appréciation de l’immobilier, ou que la performance des actions, des obligations, sans parler de celle du livret A. L’or ne s’est donc pas contenté de fournir une protection du pouvoir d’achat depuis la création de l’euro, il a surperformé la plupart des autres actifs.